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 ♦ Misaki Kurohana ♦

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Misaki Kurohana

The Puppet.

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Messages : 197
Expérience : 22
Magie : ♦️ Eléments ♦️ Eau, Vent.
♦️ Prédisposition ♦️ Empathie, Prescience, Chance.
♦️ Don ♦️ Annulation.
Localisation : ♦ Jamais bien loin de Gabriel.
Occupations : ♦ Etudiante à l'Académie, Résitance.
Humeur : ♦ Légère, la plupart du temps.


MessageSujet: ♦ Misaki Kurohana ♦   Sam 17 Oct - 15:11

Identité


    ♦️ Nom : Kurohana Lowy
    ♦️ Prénom : Misaki
    ♦️ Âge : 17 ans.
    ♦️ Date d’anniversaire : 18 avril.
    ♦️ Camp : Opposants.
    ♦️ Occupation : Etudiante – Bras droit de Gabriel Jewel au sein de la Résistance.
    ♦️ Magie avantagée : Misaki se montre prédisposée aux dons d’empathie et tout ce qui touche à la prescience, quoi que cela se fasse le plus souvent par le biais de ses songes. C’est une personne très chanceuse aux jeux et relativement douée en divination. De plus, elle est douée du don d’Annulation, si bien que nombreux types de magie ont aucune emprise sur elle, notamment ce qui concerne les illusions et autres sorts agissant directement sur l’esprit des gens. Ses éléments sont l’eau et le vent.


Thèmes




Une jeune fille,
Une fille-fleur.
Sa délicate beauté.

Ses noires épines.
Trompeuse et trompée...
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Misaki Kurohana

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MessageSujet: Re: ♦ Misaki Kurohana ♦   Sam 31 Oct - 14:20

Précisions


    ♦️Caractère :

    Au premier abord, Misaki est une jeune fille agréable au tempérament calme et modéré. Elle a le sourire facile, se montre pleine de gentillesse et de compassion. Elle ne voit que le bien autour d’elle, et son côté naïf lui a attiré bien des ennuis, et c’est peu dire. Pourtant, elle garde le sourire et continue à aider son entourage, quitte à se faire embobiner une fois de plus. Pour être tout à fait franche, cela aurait été les seules caractéristiques de cette jeune femme, si son enfance avait été meilleure. Une gentille petite fille munie d’une légère insouciance, de tendresse et de sympathie à l’égard de tous. Ses dons lui auraient servis à aider les autres, elle se serait totalement investie pour le bonheur de tous en faisant abstraction de ses propres besoins. Elle aurait prit la suite de son père au sein de l’Orphelinat Lowy, aurait choyé chacun des enfants comme s’ils étaient les siens. Puis, bien entendu, elle aura gardé ce côté espiègle qu’on les enfants, un sourire mutin qu’elle affiche parfois, quelque délicieuse attitude de petite peste. Oui, voilà quelle aurait pu être la Misaki d’aujourd’hui, dans un autre contexte, un monde différent de celui-ci.

    Finalement, notre jeune femme de dix-sept ans se révèle être pleine de surprise. Si elle conserve le côté enfantin de quelques traits de caractères cités ci-dessus, d’autres s’y ajoutent pour former une personnalité des plus insolites. Misaki est très vive d’esprit, ce qui subtilement allié à sa méfiance tant qu’à son intelligence, fait d’elle un stratège émérite. Sa capacité d’analyse et d’organisation font d’elle un élément clef de la résistance. Sous ses airs de personne désorganisée, elle cache un grand esprit pratique. Son sens des responsabilités et sa capacité à prendre des initiatives sont des qualités qu’elle use au quotidien, en l’absence de Gabriel. Si elle peine un peu pour qu’on lui témoigne le respect qui lui est dû, et ce notamment en raison de son jeune âge, elle sait s’entourer d’individus fidèles parmi les Rebelles. Sa franchise entraîne la confiance, son innocence l'intérêt. Pleine de sincérité, elle sait souvent trouver les mots pour ébranler les cœurs. Est-ce une habile rhétoricienne ou bien se laisse-t-elle guidée par l'instinct qu'induit son pouvoir ? Personne ne le sait, même pas elle-même.

    S’il fallait donner un fort trait de caractère à notre petite Misaki, se serait bien sa détermination. Têtue comme une mule, une fois qu’elle a décidé quelque chose, elle n’en démord pas. Cela fait sa force, d’une certaine façon. Mais cela peux aussi lui causer quelques ennuis. Notamment lorsqu’elle en devient téméraire, elle parvient aisément à se mettre dans l’embarras. Bien qu’elle n’ait pas un potentiel exceptionnel, son don singulier lui donne peut être un peu trop confiance en elle.
    Ce n’est pas une raison pour la sous-estimer, elle vous réserve bien des surprises. En effet, elle reste une personne pleine de réserve. Futée, elle saura faire face à des situations quelques peu désespérée. Sans oublier sa chance pour le moins exceptionnelle, bien entendu, cette prédisposition qui la tire bien souvent d'affaire.

    Enfin, Misaki est une âme écorchée. Si elle veut tout le temps paraître forte, si elle veut toujours faire face seule, elle reste fragile. Sa captivité la rendu pareille à un animal farouche. Si elle dissimule ses craintes et blessures, elles demeurent toujours. Elle mène constamment un débat intérieur, se laisse étourdir par ses sentiments. C’est là, la grande faiblesse de Misaki. Avec quelques paroles habiles, on peut sans problème la déstabiliser, la faire douter.C’est une armure qui peut se fissuré à tout moment… Cependant, il faut dire que l’effet inverse est possible. A la moindre pique, Misaki peut se replier sur elle-même, se protéger derrière un masque : snobisme, indifférence, colère… Vous pourriez faire face à tant de réactions différentes qu’il serait inutile de les lister ici.

    Parlons un peu des goûts de notre Misaki, voulez-vous ?
    Car il y a bien entendu des choses intéressantes à savoir de ce côté-là aussi. Par exemple, notre petite madame aime beaucoup cuisiner. Et elle est même très douée ! Par conséquent, elle se vexe souvent lorsque Gabriel préfère utiliser la magie afin d’amener son repas à sa table… Et c’est aussi la raison pour laquelle elle invite souvent du monde à dîner, bien qu’elle ne soit pas vraiment chez elle… La vie en communauté est dure, n’est-ce pas Gaby ?
    Misaki apprécie aussi tout ce qui est en rapport avec ses éléments, la compagnie des gens autant que le calme… Elle peut très aisément s’adapter à de nouvelles conditions de vie. Ce qu’elle ne supporte pas, c’est les hypocrites. Et ceux qui usent de leur pouvoir à outrance, qui manquent de respect, les arrogants… Enfin, bref. Bien des défauts… Ainsi que Sund et son père.
    Oh, et n’oublions pas de mentionner un détail important : sa phobie. Misaki a la phobie des orages. Après, pour ce qui est des conséquences, allez donc demander à son pauvre colocataire.

    Pour résumer, Misaki est une jeune fille changeante, son caractère ayant été fortement influencé par son passé, cela malgré des apparences engageantes. Elle oscille curieusement entre l’enfance et l’âge adulte, pouvant aussi bien faire preuve de maturité que de puérilité.

    Saurez-vous l’apprivoiser ?


    ♦️Physique :

    Misaki n’est pas bien grande et ne possède pas de formes très prononcée. Bien qu’elle soit déjà âgée de dix-sept printemps, elle garde encore cet air enfantin. Un qualificatif ? Jolie. En effet, cette jeune femme ne possède pas la beauté et l’élégance propres aux grandes dames. Pas plus qu’elle n’aborde la mignonnerie de ces gamines qui se servent de leur côté puéril comme d’un atout des plus séducteurs. Rien de tout ça, juste jolie. Et croyez moi, cela suffit amplement.

    La première chose que l’on note chez Misaki, c’est l’éclat singulier de ses yeux. Ses prunelles acajou sont un miroir constant, un lac d’émotions intenses qui vous frappent en plein fouet. Elles peuvent aussi bien s’animer sous la tempête d’une colère intense, se troubler de tristesse ou étinceler d’admiration. Chaque sentiment pourrait s’y lire avec une facilité déconcertante, si elle n’y faisait pas attention. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle Misaki se montre toujours sincère. La franchise lui est imposée : son regard se ferait un plaisir de la trahir.
    Ensuite, vous noterez sa petite bouche aux lèvres rosées, souvent affublées de son adorable sourire, d’autant plus mis en valeur par ses traits fins et son teint de porcelaine. A cela s’ajoute un nez discret, mais pas moins adorable. Un joli minois, n’est-ce pas ?

    Dans l’ensemble, Misaki vacille entre négligence et allures impeccables. Elle aborde une tignasse brune aux cheveux fins, dans lesquels elle ne peut s’empêcher d’y passer les doigts. Le résultat est clair : un effet décoiffé constant, malgré tout le soin qu’elle leur apporte. Elle porte le plus souvent des couleurs foncées, se pare de jolie robe qui mettent en valeur sa taille fine, ses jambes menues, sa silhouette aux allures fragiles. Cintrées ou bouffantes, en soie ou en coton, parées de dentelles ou toute simple, les robes ne manquent pas dans la garde robe de la demoiselle. Mais comme je le disais plus haut, l’élégance n’est pas sa qualité première. On a plus l’impression de faire face à une délicate poupée de porcelaine qu’à une jeune fille, par moment.
    De plus, Misaki n’a pas vraiment conscience des attraits de son corps, quelque peu ancrée encore, dans ce qu’on appelle la naïveté. On peut bien entendu supposer que cela est dû au fait qu’elle n’a commencé à découvrir le monde extérieur il y a peu de temps. Alors, il n’est pas rare de la voir avec une robe légèrement courte, par exemple. Pauvre Gabriel, toujours obligé de la surveiller, quand il n’est pas lui-même victime des frasques de la demoiselle –ce n’est pas tous les matins qu’on voit débarquer une demoiselle en nuisette dans sa cuisine.

    S’il fallait parler de l’a gestuelle de Misaki, il faudrait tout d’abord mentionner l’impression de légèreté qu’elle donne. Tout en finesse, elle n’a pas ses attitudes barbares. Il fallait s’en douter, cela n’aurait pas vraiment collé au personnage, hein. Néanmoins, on note une certaine vivacité, une agilité qu’on ne soupçonnait pas forcément si on ne faisait pas attention. Parce que, Misaki est très loin d’être une jeune fille statique. Au contraire, elle ne tient pas en place et fait preuve d’un dynamisme et d’un enthousiasme plutôt entrainants. Par contre, cela peut parfois irriter un peu. Par exemple, dans un contexte de tension, elle ne peut pas réfléchir posément, et empêchera inconsciemment son entourage d’en faire de même. Ses doigts fins viendront tambouriner n’importe quelle surface, elle tapera de pied, claquera de la langue excédée et bien d’autres détails comme cela qui pourraient vous porter bien vite sur les nerfs.

    Alors, quelle impression elle vous fait, la petite Misa ?
    Serez vous de ceux qui ne pourront pas s’empêcher de sourire en la voyant se précipiter au loin ? Ou bien ne pourrez vous pas supporter son allure si souvent conciliante ? Car, au premier abord, vous pourriez penser qu’il ne s’agit qu’une d’une fille pleine de niaiserie…
    Ahaha.
    Vous laisserez-vous prendre au piège ?

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Misaki Kurohana

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MessageSujet: Re: ♦ Misaki Kurohana ♦   Sam 31 Oct - 21:00

Histoire


    ♦️Origines : Misaki est une Watérinienne pure souche, descendant directement de la noble famille Yolienne des Lowy-Kurohana.

    ♦️Position : Sund… N’est rien d’autre qu’une ordure, qui prive les gens de leurs libertés et de leurs droits. L’ambition d’un simple individu doué sorti d’on ne sait où ne devrait pas influencer l’existence d’une île toute entière. Misaki trouve cet individu détestable et est très impliquée dans la résistance.

    ♦️Histoire :

    On doit bien souvent se dire qu’il doit être magnifique de naître dans une famille aisée, d’avoir des parents connus et respectés de tous, de vivre dans le confort et de recevoir la bienveillance des habitants de Waterin. Oui, cela doit vraiment être magnifique, n’est-ce pas ?
    Seulement, voilà, bien que de nombreuses conditions soient réunies, ce ne fut pas là l’existence de Misaki Kurohana-Lowy. Tout simplement parce que son père sombra dans la démence. Simplement parce qu’elle avait tué sa mère. Ce fut la seule raison de sa malédiction, de son malheur, de l’accumulation de ses mésaventures. La mort de Kana Kurohana, suite à des complications après la naissance de sa fille cadette. Et, M.Lowy rejeta la faute, sa haine induite de sa tristesse sur un le nouveau-né. Un bébé qu’il ne parviendra jamais à aimer, une jeune fille qui ne fera que survivre dans sa cage, une fleur sombre, car elle n’aura jamais vu le soleil. Une enfant qui n’a pas su remplir le vide laissé par la défunte épouse.

    Dans un premier temps, M.Lowy confia la petite Misaki à une nourrice. Pendant les cinq premières années de sa vie, Misaki fut donc entre de bonnes mains. La bonne femme la traitait bien la choyait sans en avoir eu les instructions, puisque cela lui paraissait naturel qu’un enfant reçoive de l’amour. Elle brava même les interdits et laissa la petite sortir, l’emmena avec elle au marché et autres activités de ce genre. Hélas, le père de l’enfant ne tarda pas à l’apprendre… Une catastrophe, à ses yeux. Il aurait dû la confier aux bergers d’une île voisine ou quelque chose dans ce goût là afin de ne pas avoir à entendre parler de ce qu’il considérait comme une erreur de la nature. Pire, on aurait pu la reconnaître comme son enfant, car même en bas âge, Misaki ressemblait à son aînée, Sakura, mais aussi à sa mère, et ce de façon frappante.
    Ses petites escapades la firent rentrer à la demeure familiale, c'est-à-dire à l’Oprhelinat de son père. La nourrice se vit privée de son revenu et tenue au silence. M.Lowy étant avant tout un homme respectable, elle se tut, ce jusqu’à sa mort qui survint quelques années plus tard, due à une épidémie.

    Enfin, ce n’est pas la nourrice qui nous intéresse ici, mais bel et bien la jeune Misaki Kurohana. Personne n’en entendit plus jamais parler, aucun habitant de Waterin ne revit cet adorable petite frimousse sur le marché, ce petit bout de chou qui déjà était bien poli et auquel on offrait gaiement des fraises. Pour la simple et bonne raison qu’elle fut prisonnière, dans les combles de l’orphelinat. Une pièce propre, aux poutres apparentes, munie d’un lit, d’une commode qui faisait office de table par la même occasion et d’une petite chaise. Rien de plus, si ce n’était une salle de bain.
    Une cage… Belle preuve d’amour, n’est-ce pas ?
    Dans un premier temps, cette vie parut normale à la petite Misaki. Vraiment, puisqu’elle n’avait pas connu grand-chose d’autre, sa nourrice ne roulant pas sur l’or. Mais très vite, la solitude lui pesa, les longues journées passées allongée sur son lit, à regarder par le velux les nuages se profiler dans le ciel devinrent difficilement soutenable. Au loin, elle entendait les cris, la vie, les orphelins de tout âge qui jouaient, se disputaient, pleuraient et riaient, partageaient une existence commune.

    Tout bascula le jour où le pouvoir de Misaki se révéla.
    Annulation.
    Un beau matin, elle réalisa simplement qu’il y avait une porte, dans cette pièce. Et un écran bleuté… Un sort ? Quelque chose qui l’empêchait de sortir ? Qui faisait que les autres ne l’entendaient pas, n’avaient pas conscience de son existence, là-dessous ? Qu’ils ne percevaient pas ses pleurs, la nuit, qui ne l’entendaient pas sauter à pied joint sur son parquet brut ?
    Misaki ne faisait que réaliser, alors, l’horreur de la situation. Ca avait été comme si elle n’avait jamais existé. La nourriture apparaissait seulement par magie, les vêtements propres aussi.
    Ce fut avec appréhension qu’elle porta la main sur la poignée glaciale de la porte, qu’elle la tourna. Et ce fut le hasard qui fit merveilleusement bien les choses.
    Car la porte était vérrouillée.

    Ce fameux jour, Sakura Lowy était montée jusqu’aux combles, fuyant la fureur d’une femme chargée de l’orphelinat à laquelle elle avait volé quelques fruits pour sa collation. Etant elle aussi douée du don d’Annulation, elle vit immédiatement que quelqu’un essayait d’ouvrir la porte. Elle reconnu le sort en un instant –puisqu’elle étudiait à l’Académie depuis plusieurs années, déjà. La curiosité prit bien vite le pas sur la prudence et l’adolescente tourna la petite clef dans la serrure…
    Pour tomber nez à nez avec une fillette qui lui ressemblait trop pour que ce soit une coïncidence. Seul un murmure étonné franchit ses lèvres :

    « Je te croyais morte… Misaki. »

    Tout ce temps sans avoir entendu ce nom !
    L’interpellée se sentit revivre.
    Et fondit en larme dans les bras de sœur.

    La vie prit alors un tout autre tour.
    Même si elle restait constamment enfermée, Misaki bénéficiait désormais du soutient de son ainée. Elle lui apportait des friandises, des, livres, lui apprenait à lire, à écrire, mais aussi à utiliser son potentiel, et bien d’autres choses encore. Elle lui parla du monde extérieur, des aléas de la vie au pensionnat, de l’incroyable petit Gabriel et de son copain, l’amour de sa vie. Elle lui parla aussi de leur mère, et des raisons pour laquelle elle était dans cette pièce. Tout un long blabla sur le malheur qui les avaient frappées, et en insistant bien sur le fait que son père ne faisait pas cela par méchanceté, enfin bref.
    Misaki ne connaissait encore rien du mensonge.
    Elle vécu dans son petit luxe jusqu’à l’année de ses dix-sept ans, quoi qu’elle rêvait toujours de sortir, elle arrivait à se convaincre que son jour viendrait.
    Elle ignorait, bien sûr, que sa sœur n’avait même pas essayé de convaincre son père, comme elle le lui certifiait, pas plus qu’elle ne tentait de la faire sortir de sa cage malgré tout. Elle était désormais choyer, mais c’était en fait pour mieux être trompée. Une nuit, alors qu’elle bouquinait tranquillement après s’être longuement entraînée à maîtriser sa magie, elle entendit des pas derrière la porte.

    « Qui est là ? »
    « Quelle importance ? »

    Un long frisson parcourut l’échine de Misaki. Elle ne connaissait pas cette voix basse et glaciale. Elle ne connaissait rien de l’individu qui se trouvait derrière la porte. Rien du tout. Et l’assurance qu’il y avait dans cette voix lui disait pourtant qu’elle ferait bien de l’écouter. Après tout, d’après les tests faits sur son potentiel, elle pouvait se fier à son instinct, d’autant plus que le don d’Annulation empêchait quiconque de la manipuler à l’aide la magie.

    « Que me voulez-vous ? », finit-elle par murmurer.

    Le silence prit place dans l’obscurité de la nuit, et, patiente, Misaki attendit, sans savoir que, de l’autre côté de la petite porte se tenait une des victimes de la popularité de Sakura qui avait découvert l’existence de la fameuse petite sœur de cette dernière, à l’aide de son propre don.

    « Et si je te disais, que ta sœur ne te laisse pas sortir non pas parce qu’elle ne peut pas, mais parce qu’elle en craint les conséquences ? Qu’elle a peur que la réputation de son père en soit souillée, que le scandale l’écarte de sa vie actuelle ? Et si elle ne prenait soin de toi, que parce qu’elle y trouve un certain intérêt ? »

    A nouveau le silence s’installa. Que répondre, que dire ? Qui croire ?
    Il lui faudrait bien du temps pour réfléchir à tout cela… Mais le temps, elle n’en avait pas, car déjà l’individu poursuivait :

    « Ecoute, je ne pourrais certainement pas revenir ici… Et si Sakura découvre que je suis passé, elle te séquestrera pour de bon, Misaki. Alors, je vais ouvrir cette porte. Libre à toi de partir ou non, de découvrir l’extérieur et la liberté ou pas. Mais sache qu’une fois mon intervention découverte, tu n’auras plus cette chance. »

    Un bruit infime.
    Un souffle.
    Il n’y avait plus personne… Juste Misaki. Et une décision cruciale à prendre.

    Qu’est-ce que cela pouvait faire, si elle faisait un tour dehors ?
    Au pire, elle pourrait toujours revenir en jugeant de son erreur. Puis, c’était l’occasion rêvée pour mettre enfin les pieds à l’extérieur de cette pièce, la seule qu’elle avait connue pendant dix longues années.
    Elle s’habilla à la hâte, en faisant le moins de bruit possible et se glissa hors des combles. Puis, elle descendit les longs escaliers en colimaçon en tentant de faire le moindre bruit possible, jusqu’à atteindre la sortie de l’Orphelinat. Elle poussa les grandes portes et se laissa happer par la nuit fraîche de cette fin de mois d’août.
    Envahie par de multiples sensations, frissonnant d’excitation, Misaki ne pouvait que se réjouir d’être dehors, oubliant jusqu’aux paroles insensées du mystérieux inconnu qui l’avait sortie de sa prison, jusqu’à en oublier chacun de ses ennuis, se délectant uniquement du sentiment de liberté qui courait dans ses veines, irradiant chaque partie de son corps.

    Seulement, elle ne pouvait rester loin de ses ennuis bien longtemps. A peine eut-elle fait quelques pas qu’elle entendit des murmures. La curiosité prit le pas sur les bonnes manières et, encore émue par sa sortie, Misaki se faufila parmi les taillis jusqu’à pouvoir entendre les chuchotis distinctement.

    « Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, Sakura. Maintenant que je suis membre du conseil, je pourrais plus aisément protéger ta réputation si cela venait à se savoir… Je suis un citoyen modèle après tout et-»
    « Je m’en fiche, tu m’entends ? Je m’en fiche complètement ! Personne ne doit prendre connaissance de l’existence de Misaki. Je ne le tolérai pas. On doit trouver une solution, et vite. Tu crois que si je demandais à Gabriel, il mettrait en place un sort assez puissant pour qu’elle soit oubliée de tous ? »


    Misaki ne voulait pas entendre plus.
    Elle ne voulait pas savoir, être capable de renier la vérité.
    Et pourtant, son cœur battait douloureusement dans sa poitrine.

    Sans qu’elle puisse vraiment savoir comment, Misaki se retrouva à l’auberge Ahea. Peut-être simplement parce que c’était le seul endroit encore ouvert à une heure pareille… Seulement, elle ne possédait pas un sou et se trouvait bien embarrassée, devant la porte. Soudain, une main se posa sur son épaule. Elle fit face à un jeune homme, qui dans un premier temps la confondit avec sa sœur. Puis il lui demanda ce qu’elle faisait là. Et la conversation s’engagea, fluide et naturelle. Misaki fut conviée à prendre une soupe. Soupe qui finit par être recraché de la manière la moins élégante qui soit, lorsque notre jeune amie apprit le nom de son bienfaiteur. Gabriel ? Comment ça, Gabriel ?
    Aussi étrange que cela paraisse, la soirée fut sur le thème de la complicité. Ni Misaki, ni Gabriel ne posa de question indiscrète, chacun parlant de ce dont il avait envie, et évitant avec soin les sujets dérangeant. Alors, il fut facile d’imaginer la tête du jeune génie lorsqu’il demanda à sa compagne d’un soir où elle vivait, qu’il puisse ainsi décemment la raccompagner. La pauvre petite se trouva bien dans l’embarras, en lui disant qu’elle n’avait, en fait, nulle part où aller.
    Et ce fut ainsi que Misaki devint la curieuse colocataire du personnage le plus célèbre de l’île.

    Bon, il faut l’avouer, ce fut un peu difficile au début.
    Non pas que Misaki soit complètement dépourvue de manière, elle avait longuement étudié toutes ces choses, mais seulement qu’elle était un peu prise au dépourvue par la vie en société. Il fallut lui confectionner une garde robe, lui apprendre à ne pas se balader seulement vête d’une petite serviette de bain –mais ça, elle le fait encore- et autres détails de ce genre.
    Enfin, une vie mouvementée dans la grande demeure Jewel, à l’écart de la ville.

    Misaki menait enfin une vie tranquille. Elle étudiait à l’Académie, y croisait sa sœur, où elle prétendait ne pas la connaître. Elle se nommait Kurohana. Sakura gardait le nom de Lowy et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Son père, elle l’évitait soigneusement, de peur d’être ramené de force chez elle, bien qu’elle soit en âge de quitter le cocon familial.
    Une vie pas si mal, où notre petite fleur pouvait enfin s’épanouir à sa guise.
    Or, tout allait être à nouveau boulversé.

    Septembre.
    Sund prenait le pouvoir.
    Gabriel se lançait dans la Résistance.
    Et Misaki l’y suivait. Car jamais, au grand jamais, elle ne tolérerait une cage de plus, de nouvelles entraves. Pire encore, elle n’était plus la cause du malheur d’un pauvre cas isolé, mais de toute une population. Et puis… Malgré tout, Sakura avait été sa sœur, elle lui devait beaucoup. Et Sund l’avait tuée.

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