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 Quand la Vipère rencontre le Chasseur... {Hunter}

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Nailah Temset

Commandant des Services Secrets de l'Armée Noire.

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Expérience : 42
Magie : » Dons : Contrôle le Feu & lit l'Avenir.
» Conséquences : Maladie due au contrecoup.
Localisation : » Dans un recoin sombre de ta conscience.
Occupations : » Se jouer de vous.
Humeur : » Aguicheuse, pourquoi ?


MessageSujet: Quand la Vipère rencontre le Chasseur... {Hunter}   Sam 2 Oct - 20:24

    Nailah se voyait gagnée par l’ennui.
    Là, déambulant dans les couloirs à la sortie de ses cours, elle se demandait quoi faire pendant son heure de perm’. Pas question de sécher le cours à venir : elle devait conserver des résultats exceptionnels pour paraître toujours aussi exceptionnelle. Or, le seul moyen de briller même sans travailler, était d’écouter les cours, de toute évidence. Elle ne pouvait pas se permettre de s’esquiver à sa guise, donc. C’était une perte de temps stupide, bien que fort tentante. Par ailleurs, elle n’avait aucune envie de se joindre à cette masse bruyante qui polluait le hall comme les salles de travail. Elle était lasse, de se mêler à ces élèves, sans saveur pour la plupart, horripilants pour d’autres. Elle avait besoin de se lancer dans un jeu puissant, quelque chose d’exaltant, pour changer. Pas de se taper un crétin supplémentaire. Elle était comme ça, Nailah. Toujours à préférer les hommes plus âgés, à s’impliquer dans des activités plus dangereuses. C’était ainsi, aussi, que l’Académie devenait de plus en plus ennuyeuse. Oh, bien entendu, elle rêvait de quitter cet endroit ! D’autant plus que ce Ouistiti de Ed’ pouvait très bien s’occuper de surveiller les va-et-vient des lieux tandis qu’elle s’adonnerait à des activités bien plus palpitantes. Seulement, voilà. Sund tenait à ce qu’elle conserve sa couverture. Donc, elle devait garder les mêmes occupations, comme si elle ne s’était jamais jointe aux Partisans, pour ne pas qu’on la soupçonnât à la moindre occasion. Les postes hauts placés aussi, avaient leurs contraintes. Et cela l’excédait.

    De son pas impérieux, elle traversait donc les couloirs, en quête d’une occupation pour laquelle elle aurait un semblant d’intérêt. Vous vous demandez certainement ce qui pourrait intéresser cette chère Vipère, en dehors des ragots, des coups bas, la luxure, la trahison et de son camp ? Et bien, la couture, évidemment. Mais là encore, elle se butait à ne coudre qu’à son atelier ou dans ses appartements au château. Elle-même ignorait pourquoi elle se refusait à montrer son talent au sein de ces murs : elle ne pouvait juste pas. Enfin, à force de déambuler en quête d’inspiration, elle trouverait une victime digne de son intérêt…
    Mais non.
    Cela faisait désormais un bon quart d’heure qu’elle visitait le moindre recoin, elle n’avait rien trouvé de mieux que persiffler l’espace d’une minute dans le dos d’un rat de bibliothèque avachis dans le couloir. Ennuyeux au possible, vu que ce dernier avait déguerpi sitôt qu’il s’était vu confronter à la reine de l’Académie. C’était qu’elle en imposait, la Nailah.

    Pas plus avancée, elle arriva au niveau de la cour, déserte. Chose compréhensible en raison de la brise glaciale et du ciel menaçant. Personne n’était assez barré pour se balader par un temps pareil, alors que les salles diverses et les dédales des lieux offraient un terrain de jeu d’exception. Personne ? Nailah fronça les sourcils en voyant une silhouette surmontée de cheveux grisonnants plus loin, près du mur de la façade extérieure. Et n’était-ce point là une cigarette ? Mais où diable étaient les pions lorsqu’on avait besoin d’eux ? Parce que, les vieux qui s’incrustaient pour fumer leur clope dehors. Oui, qui s’incrustaient, vous avez bien lu : les profs n’étaient pas con, ils fumaient dans la salle qui leur était réservée à cet effet.

    La jeune femme, excédée, entreprit de traverser la cour, ses talons hauts martelant le pavé. Il fallait bien que quelqu’un prît soin de son royaume, pardi ! En plus, elle le ferait avec une classe incontestable. Elle ne l’aborderait pas comme n’importe quel malotru, armé d’un « Hey, le vieux, qu’est-ce tu fous ? ». Non, non… Il allait de soi qu’elle serait polie et glaciale et qu’elle s’adresserait à l’intrus d’un ton sec et sans appel. C’était ce qu’on appelait faire régner sa loi, et non glander comme ces pions qui… Minute. N’y avait-il pas un pion, justement, qui avait ce genre de cheveux ? Il était vrai qu’en se rapprochant, la peau de la main de l’homme qui lui faisait dos n’avait rien de celle d’un vieux… O’Connor ? La question flotta dans son esprit : avait-elle associé le bon nom à la bonne personne ? Puis, la certitude fit lumière, au moment où le fumeur pivota à l’entente de ses pas : c’était bien ce glandeur d’O’Connor !

    Tout d’abord, elle éprouva du soulagement à l’idée de ne pas avoir fait erreur. Auquel cas, le ridicule aurait heurté son égo démesuré, et ça, il n’en était pas question. Puis, elle songea qu’il ferait peut être l’objet d’un jeu intéressant. Bien entendu, elle s’était déjà prise d’intérêt pour des pions, et même des profs. Mais pas récemment. Et surtout, pas depuis que Sund avait pris le pouvoir… Et si Hunter avait pris parti chez les Opposants ? Si elle parvenait à le faire tomber dans ses filets ? Elle aurait, alors peut être, un espion chez Jewel lui-même. Ou, ne serait-ce que si elle s’attirait sa sympathie, alors… Alors, elle en apprendrait indirectement, en minaudant quelque peu. Voilà une perspective de jeu de rôle qui promettait. Enfin, il fallait d’abord voir à quel genre de personne elle faisait face, et là, c’était une autre paire de manche. Histoire de se mettre dans le bain de suite, elle adopta une attitude mi-charmeuse, mi-stricte en l’apostrophant :

    « Suis-je sensée vous dénoncer ? »

    Elle ne souriait pas, haussait un sourcil interrogateur, mais l’amusement se lisait dans son regard d’onyx pour toute personne observatrice.
    Alors, alors, petit Chasseur…
    Veux-tu jouer ?

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Hunter O'Connor


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MessageSujet: Re: Quand la Vipère rencontre le Chasseur... {Hunter}   Mer 13 Oct - 18:48

    Quel ennui.

    Hunter souffla un nouveau nuage de fumée, du bout des lèvres, puis tapota la cigarette de son index pour faire tomber la cendre parterre. L’œil morne, il regarda la fumée s’estomper dans l’air froid de novembre, puis leva le nez en l’air pour cligner des yeux face au ciel sombre, orageux, menaçant. Puis soupira, furtivement. Il s’ennuyait. Ou tout du moins, il se sentait plus las que d’habitude, plus blasé, moins motivé. Car d’ordinaire, la tranquillité n’était jamais un ennui pour lui : au contraire, il la vénérait. Il n’était jamais enthousiaste, jamais vif et actif, il est vrai ; il n’était que passivité, passivité et nonchalance, nonchalance et flegme, flegme et désinvolture. Il ne s’ennuyait pas, car tout cela lui convenait. Or, présentement, il avait l’impression que c’était différent. Sans qu’il ne sache pourquoi. Bref, il s’ennuyait donc, et ça l’emmerdait.

    Planté au milieu de la cour déserte de l’Académie, une main enfoncée dans la poche de son jeans sombre et l’autre apportant machinalement et en rythme la cigarette à ses lèvres, le jeune homme se tenait pour une fois droit ; s’il aurait été adossé à un mur, il se serait certainement tenu avachi, comme toujours. Il portait sur le dos son éternelle veste en cuir usée qui, à défaut de faire convenablement rempart contre le froid mordant, lui apportait au moins un certain style. Il songea vaguement qu’il lui faudrait peut-être acheter une écharpe, mais il savait pertinemment que l’idée échouerait dans un recoin sombre de son cerveau et qu’il l’oublierait totalement d’ici quelques minutes, voire quelques secondes. Il avait tendance à être trop distrait, en effet. Il apporta une nouvelle fois la cigarette à ses lèvres, et balada dans un même temps son regard sans éclat sur la cour qui s’étalait devant ses yeux. Pas un seul flocon de neige n’était encore tombé, mais le décor étant sans conteste celui d’un début d’hiver : pas un seul rayon de soleil chatoyant ne venait vous aveugler ou vous réchauffer, les bancs habituellement encombrés étaient déserts, recouverts d’une fine pellicule de givre, et les arbres étaient presque tous entièrement dépourvus de leurs feuilles. Sans parler du fait que la cour en elle-même était incroyablement vide et tranquille : c’était ça, l’avantage de l’hiver. Le mauvais temps dissuadait énormément d’élèves de s’aventurer dehors et indubitablement, cela arrangeait le Chasseur. Il n’était pas agoraphobe, non, mais il aimait le calme - ce qui était antinomique à tous ces mômes qu’il côtoyait plus ou moins chaque jour ou presque. Et encore une fois, il se demanda ce qui lui avait pris au juste, lorsqu’il avait accepté ce job de pion à la con.

    Oh, aucun doute possible, Hunter O’Connor était certainement le surveillant le plus incompétent de toute l’Académie. Preuve en était de maintenant, alors qu’il s’en grillait une en plein milieu de la cour - chose qu’il faisait d’ailleurs très souvent, il fallait dire. Et quand ce n’était pas dans la cour qu’il fumait, c’était sur le toit. Ou dans la bibliothèque, près d’une fenêtre et loin de cette harpie de bibliothécaire - qui avait d’ailleurs l’étrange manie de le coller pour lui raconter sa vie et ses soucis, dès qu’il mettait un pas dans son antre et qu’elle se trouvait là. Ce qui là encore, le faisait chier royalement : il voulait bien admettre que se plaindre des gosses était une conversation très intéressante, mais il se foutait éperdument de son chat malade, du thé qu’elle avait pris dans tel ou tel café élégant, ou encore de la couleur de rouge à lèvres qui s‘accorderait le mieux avec le châle qu’elle avait acheté hier, hein. Et quand ce n’était pas elle qui l’emmerdait, c’était une midinette ou un sale gosse ; il était assez incroyable de constater que l’Académie était remplie de spécimens de cette espèce-là. Ce matin même, il avait du faire appel à toute sa patience pour faire comprendre à un gamin de seize piges que non, il était plutôt déconseillé d’aller électrocuter son meilleur ami sous prétexte qu'il lui avait traitreusement piqué sa petite-copine, et il s’était ensuite échiné à fuir un pot-de-colle de treize ans au visage d’ange, qui papillonnait des cils en effectuant des sous-entendus tellement énormes qu’ils en devenaient grotesques : diantre, on ne l’avait pas prévenu qu’être pion voulait dire être persécuté, non. Heureusement, il avait (bien vite) pris le pli de se replier la plupart du temps, et c’est ainsi qu’il devint cette espèce de pion déserteur et glandeur, qui passait davantage son temps à fumer, à se balader ou à lire un bouquin qu’à effectuer correctement son boulot. C’était à se demander ce qu’il foutait encore là, en fait.

    Les bruits de pas derrière son dos le tirèrent de ses réflexions ennuyées. Il ne réagit pas tout de suite, en je-m’en-foutiste inébranlable qu’il était, et fit encore une fois tomber la cendre de sa cigarette déjà bien consumée avant de tourner quelque peu la tête du côté pour jeter un regard en biais au nouveau venu. Ou en l’occurrence ici, à la nouvelle venue. Il ne lui fallut guère plus de quelques secondes pour reconnaître Nailah Temset. Oh, il n’était pas du genre à connaître tous les noms des élèves, bien sûr que non : c’était juste que cette fille là n’était nulle autre que la queen bee de l’Académie. A l’instar des lycées américains qu’il avait pu côtoyer plus ou moins pendant sa jeunesse, où il existait toujours cette élite d’élèves populaires et dominants, cette école de magie sur Waterin abritait en son sein une catégorie d’élèves qu’on ne pouvait décemment pas qualifier de gamins. Qui pouvait bien avoir la grotesque idée de considérer Nailah Temset comme une môme ? Ses courbes étaient enchanteresses, ses traits, harmonieux, ses jambes, vertigineuses, ses cheveux, fascinants, ses yeux, envoûtants. Elle avait ce magnétisme certain, cette prestance qui faisait d’elle certainement et incontestablement la reine de ces lieux. Donc oui, il connaissait son nom. Comme tout le monde. Vaguement et furtivement, il se demanda ce qu’elle venait faire ici : il n’y avait que lui de suffisamment dérangé pour squatter la cour par un froid pareil, non ? Peut-être pas, de toutes évidences. Sa question lui arracha un sourire en coin. Si elle était censée le dénoncer ? Excellente question, tiens. Techniquement, probablement que oui. Mais franchement… Quel intérêt ? Il conserva donc cette légère esquisse de sourire, et tapota le doigt sur la cigarette avant de la porter à nouveau à ses lèvres, tout en répondant de manière laconique, tranquille, détachée - un rien amusée également, peut-être.

    « J’espère bien que non. »

    Certes.
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Nailah Temset

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MessageSujet: Re: Quand la Vipère rencontre le Chasseur... {Hunter}   Dim 17 Oct - 11:11

    Que le jeu commence.

    Là, dans le froid mordant, Nailah le contourna pour lui faire face, d’une démarche plus légère mais chaque pas résonnant doucement sur le pavé. Elle quitta quelque peu sa mine sévère, esquissa un sourire léger. En temps normal, elle aurait eut pour atout le tissus le son délicat du tissus d’une robe frôlant ses jambes vertigineuses, elle se serait parée, pour ce genre de jeu, d’une tenue de sa confection. Elle aurait tout prévu d’avance, aurait trouvé la complexité et la provocation nécessaires dans sa tenue pour faire chavirer n’importe quel homme. Sans être vulgaire, seulement délicieusement exaltante. Malheureusement, elle faisait face à un imprévu, le froid mordant la poussant à opter pour un simple slim noir, qui, en vue de sa physionomie, allait bien au-delà de la sage élégance. Mais qu’y pouvait-elle, si elle avait des goûts décalés, si son corps sulfureux parlait pour sa nature ? Elle avait pour principe d’élégance de ne dévoiler ses formes que partiellement. Ce qui n’était pas tellement le cas dès à présent. Tout était trop simple, à son goût, trop terne, car elle portait qu’un simple pull à col roulé de cashmere fin d’un prune délicat, assorti à ses chaussures. Elle se reprocha immédiatement son manque de subtilité, mais n’en perdit point sa superbe. Elle se contenta d’adopter un air quelque peu espiègle, avant de déclarer, d’un ton égal :

    « Vraiment ? »

    Oui.
    D’un ton parfaitement égal. Car une voix trop suave aurait simplement poussé la comédie trop loin. La seule image qu’elle aurait alors réussi à donner d’elle serait celui d’une traînée. Ce qu’elle était, bien entendu, mais ce n’était pas une raison pour le hurler sur tous les toits. Ses conquêtes n’en demeuraient pas moins soigneusement choisies, et elle n’était réputée que pour son exigence.

    Elle n’espérait pas obtenir grand-chose du chantage : elle doutait forcément que cela n’eut quelques effets face au flegme et l’indifférence. Alors, elle employa cette arme qu’à une fin légère, presque désintéressée, sur le ton de la plaisanterie, plus pour alimenter la conversation qu’autre chose. Elle se surprenait elle-même, parfois, quant à sa facilité à manier les tonalités, les subtilités, le moindre mouvement pour paraître ce qu’elle voulait bien montrer… Un beau serpent qui ne souhaitait qu’hypnotiser sa proie.

    « Alors je suppose que cela ne vous dérangera pas outre mesure de m’offrir une cigarette… »

    Oh, ce n’était pas la ruine non plus, hein.
    Nailah fumait peu. À de rares occasions, à vrai dire. Mais il fallait voir avec quelle élégance elle manipulait ses cigarettes, comme les volutes de fumée accentuaient son aura de mystère, ajoutait à son charme une note plus douce, plus enchanteresse. Puis, elle aimait l’odeur, la nicotine, dans le fond, même si elle peinait à l’admettre. Et cette petite flamme… Elle la fascinait. Parfois, elle avait cette impression que sa vie était comme celle d’une clope. Peu à peu consumée. Après tout, son pouvoir ne la rongeait pas peu à peu, s’approchant inexorablement du filtre ? Oui, elle s’éteindrait bientôt, cette chère Nailah, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être fascinée par cette existence éphémère, par cette mort qui l’attendait. Elle était satisfaite. Ne songeait pas, un jour, céder à la terreur. N’imaginait même pas son dernier jour, la douleur de son trépas.
    Pas encore.

    Quelque chose fit tilt en elle, alors qu’elle croisait le regard de Hunter.
    Le jeu était trop évident. Trop obscène. Quelque chose sonnait outrageusement faux. Elle ne saurait dire pourquoi, elle faisait fausse route. Elle n’employait pas la bonne technique, certainement, pour que cela durât, pour que cette mascarade devînt vraiment intéressante. Sauf qu’elle n’avait jamais tenté de se renseigner sur le pion avant cet épisode intriguant, et ne savait pas tellement quelle attitude adopter. Elle restait dans l’expectative… puis songea simplement qu’elle devrait la jouer de manière plus naturelle. Rester fascinante, mais faire mine de ne pas être intéressée. Se jouer du hasard. Mais comment changer d’attitude de manière soudaine, sans être démasquée ? Comment faire passer cela pour une simple passade ? Voilà où était le point délicat de cette affaire, si bien que Nailah commença à se demander si elle avait bien choisit son jour. Quoique, cette soudaine incertitude lui donnait l’intense impression de vivre. Rien de mieux qu’un manque soudain d’assurance pour faire accélérer le pouls, pour inciter l’adrénaline à se glisser dans chacune de ses cellules, un peu comme la chaleur surnaturelle de son pouvoir irradiait parfois tout son être, sans qu’elle ne pût la contrôler.

    Ah, elle savait.
    Elle pouvait toujours modifier son comportement une fois la cigarette entre ses mains. Elle passerait pour une manipulatrice en manque, rien de plus. Elle pourrait, ainsi, par la suite, se montrer capricieuse et charmante, aussi bien que désinvolte et froide, cela ne changerait rien… Enfin, tout dépendrait de la réaction de ce cher surveillant bien entendu. Mais n’était-ce point là un risque à prendre ? Il coûterait tant à son orgueil d’échouer. D’être ignorée – ce qui, connaissant le personnage, pouvait se montrer fort probable – et de devoir faire face à l’indifférence la plus complète.

    Alors, elle s’acharnerait peut-être.
    Ou bien, elle lui pourrirait la vie, encore et encore…
    Qu’il est dangereux d’être l’objet de la convoitise de la Vipère.

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