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 Jezebel MacLachlan |

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Jezebel Mac Lachlan


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Messages : 21
Expérience : 15
Magie : Terre... Jezebel peut <i>séduire</i>, <i>apaiser</i> les autres à l'envie
Localisation : Entre deux zozos surexités.
Occupations : Cracher des ronds de fumée
Humeur : Placide


MessageSujet: Jezebel MacLachlan |   Sam 15 Mai - 11:22



Identité


    ♦️Nom : Mac Lachlan
    ♦️Prénom : Jezebel Gree Sylphide
    Oui, Sylphide.
    "Essayez de m'appeler comme ça pour voir…"
    ♦️Âge :
    24 ans
    Dans la force de l'âge, le grand stoïque
    ♦️Date d’anniversaire : 25 décembre
    "Et non, je ne suis pas un cadeau."
    ♦️Camp :
    Neutre.
    Pourquoi rejoindre un clan quand son intérêt est ailleurs ?
    "J'vais tous vous satisfaire les enfants, Rebelles comme Loyaux !"
    ♦️Occupation :
    C'est délicat…
    "Oui, bon, dis le : je suis un mac."
    Et un bon. Le premier qui ose le "Big Mac" risque d'y passer, mais Jez' est parvenu à monter un réseau plus que convenable.
    ♦️Magie avantagée : Jezebel, c'est la Terre, les attaches, la stabilité. C'est la constance, le calme, la protection, mais aussi les colères dévastatrices et soudaines. Son manque total d'affinités avec d'autres éléments est d'ailleurs une conséquence de son tempérament tellement terrien qu'il en devient une référence.
    "Ouais, c'est bon, on a compris. Abrège."
    Son unique don est l'expression de cet attachement à la Mère Nourricière : tout comme elle, il peut apaiser les Hommes, les calmer pour éviter les conflits. Un pouvoir précieux qu'il utilise régulièrement et qui, à force, a fini par dériver un peu… Maintenant, il provoque même l'attachement, l'affection. En se foulant un peu, il peut s'attacher l'amour inconditionnel d'un esprit faible.
    "Magnifique, maintenant ils savent comment je maintiens mon réseau !"



Précisions


    ♦️Caractère : "Qui je suis ? Ha, tu aimerais bien le comprendre !"
    Jezebel est intelligent. Très intelligent, même. Sans sembler gêné par l'effort, il peut vous calculer ses profits sur une zone précise en prenant en compte tous les paramètres, depuis le passage jusqu'aux capacités de séduction de ses protégées. Tout est calculable, explicable, rien ne doit résister à ses capacités d'analyse. Base de données sur longues jambes, il emmagasine les connaissances comme d'autres gobent du chocolat dans le seul but de gagner la Grande Partie de la vie.
    "Ben oui, la vie n'est qu'un grand jeu."
    Dont il maitrise les codes. Que sa nonchalance et son calme ne vous trompent pas : il peut tout à fait montrer les crocs. Seulement voilà, il préfère jouer sa vie au bluff. Rester calme, imposer sa présence sans s'agiter à tout va, mettre les autres à genoux sans avoir à se fatiguer, tel est son crédo. Ce stoïcisme est vite devenu sa marque de fabrique, son arme ultime face aux m'as-tu-vu qui pourraient le mettre en danger. Et ça marche… Il dépasse la foule ignare de la tête et des épaules avec ses habitudes de dandy, son humeur égale et sa douceur, au point qu'il semble difficile de lui refuser quoi que ce soit.
    "Un dandy ?"
    Jusqu'au bout des ongles. D'une galanterie infinie, il soigne chacune de ses "filles" comme si elle faisait partie de sa famille. Les liens du sang ne signifiant rien pour lui, il se crée une petite tribu qu'il couve comme le ferait une louve avec ses petits, s'occupant de chaque membre, restant attentif aux soucis. Malgré sa source de revenus, il pourrait être comparé à un bienfaiteur s'il était désintéressé… Ce qui n'est pas le cas. S'il a appris une chose de Sund, c'est que la terreur n'empêche pas les soulèvements, alors il joue au petit jeu de la séduction pour maintenir un semblant de cohésion autour de lui. Le pire dans cette histoire, c'est que ça marche : il est le ciment, la stabilité, la constance, la seule personne qu'on irait voir en cas de prise de bec avec un autre membre de la troupe.
    Ce n'est pas pour autant qu'il est rigoureusement désintéressé de la réalité. S'il a l'air d'un cocker neurasthénique au premier abord, il réagit à tout ce qu'il voit, à tout ce qu'il entend, mais intérieurement. Si vous pouviez entendre ses pensées, vous découvririez un bon nombre de critiques, quelques touches d'humour et une bonne dose d'irrationalité. Heureusement pour vous, vous n'êtes pas branché sur son cerveau, et il vous épargne ses grognements incessants contre le monde entier. Cette petite carapace de stoïcisme et d'expressivité digne d'un bloc de marbre ne se fissure que dans quelques cas particuliers.
    "Comment ça, colérique ? Mais je vais te briser les jambes, minable petite pintade !"
    Quand on lui fait remarquer qu'il peut s'emporter, par exemple. L'autre bonne idée, si vous voulez vous prendre une clope encore allumée entre les deux yeux, serait de faire beaucoup trop de bruit près de lui. Passé un certain nombre de mises en garde, il finit par débloquer complètement, ce qui conduit inévitablement à la destruction du mobilier dans un rayon de dix mètres autour de lui. Il y a aussi l'option "tu fumes beaucoup trop" qui, si elle devient trop régulière, conduit à la crise de nerfs.
    En fait, beaucoup de choses l'énervent si elles sont répétées trop souvent sur un intervalle de temps trop court.
    "J'aime pas les répétitions, c'est pas de ma faute."
    Il n'empêche que ces brèves colères plus destructrices qu'un cyclone sont devenues une légende urbaine parmi ses contacts. S'il s'emporte brusquement, il se calme tout aussi vite. L'éclat de rage passé, il redevient un gentleman à l'humeur égale et à la loyauté sans faille.
    Parce qu'il est loyal, le bougre. Les personnes auxquelles il tient vraiment pourront toujours compter sur un soutien inconditionnel. Même s'il ne parle pas beaucoup, il reste une présence rassurante à la bordure de vos souvenirs : l'éternel gamin assis près de vous et qui fume pendant que vous parlez à quelqu'un d'autre, celui qui n'a pas besoin de faire de longs discours pour vous dire qu'il tient à vous et qui se contente de vous taper sur l'épaule pour vous signifier son amour.
    Et c'est pour ça qu'on l'aime.

    ♦️Physique : " Si tu es voyant, tu es mort."
    Alors lui préfère rester neutre, banal. Et puis il n'est pas un sex-symbol, notre Jezebel. Il n'a pas le visage fin des modèles, le corps musclé des Apollons, la peau ambrée des flambeurs. Non, il n'est qu'une grande tige maigrichonne, pâle et tout à fait ordinaire dans ses traits, mais il y a chez lui quelque chose, une étincelle que tous ces éphèbes aimeraient sans doute posséder : le charme discret des gens simples, ceux qui ne s'embarrassent pas de l'artificiel et qui ne cherchent pas à plaire. Grand, fin, presque osseux, il ressemble à un gamin qui a grandi trop vite, qui est monté trop haut.
    Ses traits sont anguleux, droits, presque coupés à la serpe, mais il s'en dégage une certaine harmonie. Il a toujours l'air distant à regarder dans le vide, à ne pas fixer ses mirettes argentées sur ses vis-à-vis, à observer l'extérieur à travers l'écran de fumée des clopes qu'il fume presque tout le temps. Des clopes à l'odeur entêtante, presque hypnotique. Et il sait que ce n'est pas bon pour sa santé, merci.
    Ce visage si banal est entouré par une auréole de fins cheveux noirs en bataille lui tombant sur la nuque avec une désinvolture un rien prétentieuse. Les dernières mèches sont, par ailleurs, décolorées en blond, presque en blanc, histoire d'avoir quelque chose qui change de l'ordinaire.
    "Ce que je préfère chez moi ? Mes poignets."
    Et pour cause, ils sont tout les deux tatoués. Le poignet droit est orné d'une clé-de-vie très simple, le poignet gauche d'un serpent stylisé. Et ce ne sont pas ses seuls tatouages… Sur son cou serpente une vague, une de ses chevilles sert de terrain de jeu à une grue… Sauf que la majorité des gens n'a jamais vu la grue, puisque Jez n'est pas du genre à se balader torse nu ou en short. Grand pudique, il ne porte que des tenues sobres qui n'attirent pas les regards. Si vous ne le cherchez pas, vos yeux glisseront sur lui comme un palet sur la glace, sans s'arrêter tant il semble neutre.
    Ses tenues favorites ? Un haut gris ou noir, large et aux manches longues, complété d'un pantalon confortable et bien taillé dans les mêmes tons. Jamais de couleur, jamais de vagues : il préfère la discrétion du gris aux charmes tapageurs du bleu ou du rouge. De temps en temps, il enfile une chemise noire pour faire plaisir à quelques personnes, mais il préfère être à l'aise dans ses vêtements.
    "Pas la peine d'être chargé de breloques, j'suis pas une bijouterie sur pattes."
    Contrairement à d'autres, il ne supporte pas tout ce qui pourrait cliqueter dès qu'il fait un pas. Exit donc les colliers, bracelets et autres ceintures ornementées, place aux bijoux simples. Vous ne verrez jamais Jezebel avec un collier, mais vous ne le croiserez jamais sans ses boucles d'oreilles. Six trous à l'oreille droite, deux à l'oreille gauche, et une panoplie de boucles argentées ou d'un noir mat : simples boucles, croix, salamandres. Et c'est tout. Quoi que… Il a aussi deux sympathiques accessoires sur le sourcil gauche.
    Pas son style ? Au premier abord, il est vrai que ces détails peuvent sembler hors de propos sur une personne aussi simple, mais on s'y fait très vite. Loin de le rendre unique et voyant, ils soulignent simplement son air apathique, suggèrent son passé tordu, se fondent dans le personnage pour n'être qu'une petite part d'un tout à l'élégance simple et innée.
    Avec lui, rien n'est travaillé. Il pourrait s'acharner sur sa démarche jusqu'à ce qu'il marche comme un grand de ce monde, s'entrainer à avoir des regards froids, mais il n'en fait rien. Son port de tête altier, ses mouvements précis et souples, sa démarche déliée, tout est spontané. Naturel, jusqu'au bout.



Histoire


    ♦️Origines : S'il le savait… Conçu sur Terre, né dans Waterin, pris en charge par un Yolien pur souche, il ne sait plus vraiment d'où il vient. Quoi qu'il en soit, lui se considère comme un "sans origines"
    ♦️Position : "Ha non, ça c'est pas mon travail."
    Oui mais non mon sucre, pas ce genre de positions… Jezebel est neutre. Neutre au point d'ignorer gentiment les troubles qui agitent l'île. Sund ? Un crétin qui ne sait pas tenir ses chiens de guerre. Gabriel ? Un hippie idéaliste au visage de chanteuse de variété. Et puis choisir un clan lui vaudrait la haine éternelle de l'autre, chose qu'il ne peut pas se permettre vu sa situation. Il accueille tout le monde, ignore ceux qui ne font pas partie de sa troupe, ricane sur les dirigeants qui se crêpent le chignon.
    ♦️Histoire : Dans la rue déserte, sur le pas de la porte, une jeune femme chantonne. Même en vous approchant, vous ne pourriez entendre les paroles : elle ne les connait pas. Elle se contente de murmurer sur un air précis, les yeux fermés.
    De la maison derrière elle retentit un rire. La jeune femme a un sourire triste, puis elle se lève et elle rentre.

    Parfums de fêtes, souvenirs secrets
    Brumes légères au-dessus des marais
    Cheval de bois, de chiffon, de regrets
    Teint porcelaine de filles de Mai

    Evy n'était plus heureuse depuis longtemps. Depuis qu'elle avait mis les pieds dans ce monde étrange, en fait, depuis qu'elle avait perdu tout ce qui faisait d'elle une ravissante jeune femme pleine de vie.
    Avant, Evy vivait sur Terre. Elle avait vingt ans, toute la vie devant elle, et elle était heureuse. Elle prévoyait de se marier avec Thomas, un bel homme de cinq ans son aîné, un magnifique brun au regard doux. Et elle était enceinte.
    Oui, elle était radieuse dans sa belle robe blanche taille Empire, assise au balcon, le regard perdu dans son magnifique jardin plein de fleurs. A se demander pourquoi sa vie devint un tel désastre… Mais je peux vous fournir la réponse : Evy avait été protégée toute sa vie. Lorsqu'elle Passa, elle se retrouva dans un univers où personne n'essaya de la chérir comme une petite princesse, ce qui la brisa.
    Son Passage ne fut pas brutal. Il se fit sans bruit, sans remous, alors qu'elle marchait vers l'autel. Moment de flottement, hésitation. Comment l'allée couverte de pétales de rose d'une église avait pu se muer en une rue crasseuse ? Pourquoi était-elle là ? La jeune femme enceinte observa les environs, perdue, puis fondit en larmes.

    Ce fut un homme entre deux âges, bronzé, vêtu d'une chemise à fleurs et escorté par deux accortes demoiselles qui récupéra la jeune femme. Ryleth. Celui qui deviendrait le mentor, le modèle, le vieux sage qui guiderait la vie de Jezebel. Un maquereau, bien sûr. Et il ne récupéra pas la mère de Jez par pure gentillesse, vous vous en doutez : elle devint une de ses "filles".
    Evy fut bien traitée. Les autres étaient ravies de voir arriver une petite nouvelle qu'elles se mirent à choyer, mais la terrienne ne se faisait pas à cette vie loin de tout ce qu'elle avait aimé. Loin de Thomas, de son jardin, du mariage qu'elle avait attendu toute sa vie… Alors elle se morfondait, assise sur le perron de la Maison, chantonnant des berceuses pour son unique rayon de soleil, son fils à naitre. Déjà visiblement enceinte lorsqu'elle était arrivée, elle avait désormais de plus en plus de mal à se déplacer. Les filles la forcèrent à garder le lit pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que son ventre cesse de s'arrondir. Recluse dans sa chambre, elle rayonnait de bonheur : son petit garçon allait voir le jour.
    Enfin.
    L'accouchement se fit sans trop de douleurs. La matrone de la grande maison, une certaine Maria, fit office de sage-femme. Ce fut la seule à garder la tête froide au milieu de dizaines de jeunes filles échevelées, courant dans tous les sens comme des pintades sans cervelle. Grâce à la petite femme replète, Jezebel vint au monde et poussa son premier cri sous le regard épuisé et attendri de sa mère.
    Ryleth, lui, était introuvable.

    Tu te souviens ces matins de printemps
    Les mariés te couvraient de rubans
    Cheval d'amour, de folie, d'évasion
    Danses païennes, tambours et chansons

    L'enfance de Jezebel fut un peu spéciale, vous pouvez vous en douter. Entre une mère infiniment triste, infiniment belle, incroyablement vulnérable, et une armée de jeunes femmes hystériques ravies d'avoir un petit mâle sous la main, il ne sut jamais sur quel pied danser. Lorsqu'il se rapprochait de sa mère, il se faisait calme et câlin. Lorsque les filles lui mettaient le grappin dessus, il jouait les petits princes. Le seul qui l'ignorait était le patron, Ryl', pour lequel il n'était qu'un moyen d'étendre son marché.
    Non, il n'avait toujours pas changé de mentalité. A quoi vous attendiez-vous ?
    L'enfance, donc, de notre cher cocker neurasthénique fut bercée par les rubans, les poudres, les guêpières et les jupons. Il aurait pu devenir un jeune homme intéressé par les demoiselles, avec un tel environnement, mais il n'en fut rien. Les filles étaient ses sœurs, ses tantes, ses mères, ses confidentes, mais pas des membres du sexe opposé. Pire, cette exposition précoce aux cuisses dénudées provoqua son manque absolu d'intérêt pour les demoiselles ne faisant pas partie de son "clan". Pourquoi s'émouvoir quand on a déjà vu les plus beaux spécimens de l'espèce humaine courir dans les couloirs en tenue légère ?
    L'enfant grandit tranquillement. A mesure qu'il vieillissait, sa mère dépérissait. Au début, on ne vit rien : elle souriait moins souvent, bien sûr, et elle ne parlait pas beaucoup, mais il n'y avait rien de vraiment inquiétant là dedans. Ce ne fut que bien plus tard qu'elle avoua ses faiblesses à son fils…
    Mais il s'agit d'une autre histoire.

    - Et pourquoi tu ne demandes pas à Ana-Luca de se placer là ? Je suis sûr que ça marcherait mieux…

    Les plans de Ryleth furent remis en cause avec cette simple remarque. Jez', âgé de huit ans, venait de faire preuve de plus d'intelligence que l'homme basané. Alors qu'il était promis à un avenir douteux quelques minutes plus tôt, il devint le seul repreneur possible pour le "commerce" du maquereau. Effectivement, Ana-Luca rapporta plus d'argent à la maison grâce à sa nouvelle localisation. Et Ryl', qui ignorait si bien le petit mâle quelques jours avant, devint comme un père pour lui.
    La vie se fit plus douce, mais plus exigeante. En plus de ses cours normaux, il dut suivre une formation accélérée à l'économie souterraine. Cet inconvénient était compensé par les droits supplémentaires qu'il acquit, comme celui de sortir plus tard le soir, et par les avantages que l'adulte accorda à la mère du petit : elle devint plus libre. Libre d'aller et venir, libre de s'acheter un petit appartement, libre de partir. En échange, Jezebel resterait à la Maison pour apprendre ce qu'il devrait savoir.
    Il ne la reverrait que plusieurs années plus tard.

    Dans la vitrine, peinture écaillée,
    Robe sanguine et tignasse arrachée
    Petit cheval de carton, de chagrin
    Pour toi je crois à un autre matin

    Brisure.
    Quand virent ses dix-huit ans, Jezebel sombra dans l'instabilité la plus totale après une rencontre. L'autre s'appelait Leone, il avait à peine vingt ans, et il était magnétique. Bien plus que notre morne gamin, malgré son don. Ils se rencontrèrent lors d'une petite fête où notre nuage grisâtre avait été trainé de force, emporté par la poigne étonnamment vigoureuse d'une minuscule rouquine nommée Gaïa. Ce fut le coup de foudre affectif qui fit tout basculer.
    Leone, c'était le soleil. Il pétillait de vie, de joie, de liberté… Tout ce que n'avait pas MacLachlan. Après presque dix ans à rester dans la Maison pour apprendre, sans l'autorité d'un véritable père ou l'amour d'une mère, il avait besoin de s'exprimer. Oh, il aimait toujours autant les filles et Ryleth, mais sa crise d'adolescence le poussa à partir.
    Une nuit sans lune, il s'enfuit de la Maison pour suivre son nouvel ami, commençant une page sombre de son histoire. Au début, tout allait bien. Il sortait, il voyait du monde, il s'amusait. La vie devint une mèche qu'il se mit à brûler par les deux bouts. Doucement, au début, puis de plus en plus vite. De fil en aiguille, il sombra de plus en plus bas. De temps en temps, il se lamentait sur son sort, commençait à se débattre pour sortir la tête de l'eau, puis son solaire ami le faisait replonger plus profondément.
    La liberté était terriblement amère.
    Ce fut après quelques temps de cette vie qu'il rencontra ses deux compagnons actuels. La douce rousse et le distingué décoloré. Ses autres… Les raisons qui le firent sortir de sa torpeur, se débarrasser de sa gangue de débauche et de Leone au passage. Parce qu'ils étaient plus jeunes, plus vulnérables… Mais il y eut une autre raison. Une raison qui portait des robes blanches, qui avait des fleurs dans les cheveux et un sourire triste. Evy, sa mère.
    Elle le croisa dans une ruelle, affalé contre un mur, endormi sur place, le corps couvert de petites plaies. Elle aurait très bien pu ne pas le reconnaitre. Après tout, son enfant était un petit mâle plein de forme, aux cheveux noirs et aux grands yeux gris, et elle ne vit qu'une grande tige sale et désespérée. Mais il se passa quelque chose qui la poussa à réveiller le jeune adulte, à lui demander son nom et son âge. Elle-même n'expliquerait jamais son geste.
    Toujours est-il que cela sauva Jez'.
    Elle l'invita à venir chez elle, à prendre un bain et à boire un café. Ils discutèrent longtemps, rattrapant le temps perdu. Elle s'était mariée à un bouquiniste qui lui rappelait un peu Thomas, et vivait heureuse dans une maison ancienne. Elle lui avoua ses faiblesses à l'époque où elle habitait la Maison, lui expliqua à sa mère comment il avait sombré si bas. Il lui parla de Rousse, d'Eres… Finalement, Evy offrit l'asile à son enfant, lequel accepta tout de suite l'offre. Il savait ce qui le maintenait dans la dépravation, et il savait qu'hors de l'influence de Leone, il serait sauvé.
    Pendant des semaines, il se réhabitua à une vie plus saine, naviguant entre les rues où se trouvaient encore ses deux chers compagnons et la maison de sa mère, reprenant pied dans la réalité.
    Sauvé.

    Eveille toi de la nuit du passé
    Relève toi des siècles embrumés
    Cheval d'argent, destrier triomphant
    Renais au siècle nouveau qui t'attend
    Cheval ardent, destrier flamboyant
    Renais au siècle qui vient maintenant

    Enfin… Pas tout à fait sauvé. Il cessa d'avoir la tête sous l'eau tout en continuant de barboter dans la piscine, trop irrécupérable pour cesser totalement ses petites magouilles. Il s'avéra aussi que Maria, celle qui avait aidé à le mettre au monde, lui mit le grappin dessus pour le forcer à reprendre le "commerce" de Ryleth. Sa prise de position pour la Rébellion lui ayant coûté la vie, il fallait bien trouver quelqu'un… Le seul à avoir été formé étant Jezebel, il n'eut pas d'autre choix que d'accepter. Vous comprenez, il ne pouvait pas laisser les filles dans la rue, sans maison ni famille…
    Jez' devint donc le nouveau grand patron du trafic. Il y gagna un superbe bureau dans la Maison et un petit appartement privé, ainsi qu'un gagne-pain plus ou moins honorable.

    Et nous en sommes là. Il mène sa barque tranquillement, caché derrière la fumée de ses cigarettes, coincé entre une hystérique et un dépravé.
    Heureux.
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Gabriel Jewel

Sund - The Master.

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Magie : Absolute is mine.
Localisation : Aux côtés d'Uen.
Occupations : Contrôler, tromper, manipuler...
Humeur : Changeante.


MessageSujet: Re: Jezebel MacLachlan |   Dim 16 Mai - 12:33

    Bienvenue \o/ !

    Ne trouvant aucun problème avec ta fiche, je valide : bon jeu parmi nous =D
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Jezebel MacLachlan |

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